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 SAINT PADRE PIO (FRANCESCO FORGIONE) biographie

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Julie

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Date d'inscription : 28/12/2012
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MessageSujet: SAINT PADRE PIO (FRANCESCO FORGIONE) biographie    Sam 31 Aoû - 12:45

un grand stigmatisé

est né le 25 mai 1887 à Pietrelcina, qui pourrait se traduire par «petite pierre». De fait, ce petit village du Sannio, dans la province de Bénévent, dans la région de Naples, est littéralement accroché à un rocher.
FRANCESCO FORGIONE (c’était son nom) fut habité dès le sein de sa mère par l’œuvre rédemptrice du Sauveur. Il l’avait confié au père AGOSTINO, son père spirituel :

.
«Je souffrais dès avant ma naissance»

.
Il vécut quatre-vingt-un ans sous la motion de cette grâce de «victime» qui lui faisait dire : «Je suis crucifié d’amour» Il fut baptisé dès le lendemain de sa naissance dans la petite église Sainte-Marie-des-Anges qui se dresse tout près de sa maison natale. FRANCESCO était le deuxième enfant d’une famille de cinq. Deux enfants étaient morts avant sa naissance, l’une de ses petites sœurs deviendra religieuse BRIGITTINE à Rome.
Son père GRAZIO FORGIONE devra s’expatrier par deux fois en Amérique, à Buenos Aires, tout d’abord, puis à New York et dans la baie de la Jamaïque, pour payer les études de son fils et, plus tard, les dépenses médicales occasionnées par la piètre santé du jeune religieux. Ce dernier devra, en effet, passer sept longues années hors du couvent, dans sa famille, tant sa santé était délabrée. Quant à la mère, MARIA-GIUSEPPA DI NUNZIO, c’était une femme pieuse, douce et ferme tout à la fois, très travailleuse car elle devait remplacer son époux dans le travail des champs. Elle était pleine d’attention pour son fils FRANCESCO.
Dès l’âge de cinq ans, l’enfant jouissait de la vision de la VIERGE MARIE qu’il priait deux fois par jour à l’église. C’était un garçon silencieux, tranquille et très obéissant. Il disait lui-même qu’il ne valait rien mais qu’il était un «maccherone senza sale», une nouille insipide… Mais le confrère auquel il avait fait cette confidence lui avait répondu : «Vous le dites par sainte humilité !», ce qui n’était pas faux !
Il jouait rarement avec les enfants de son âge car il ne supportait pas les blasphèmes et les jurons que certains proféraient souvent. Son meilleur compagnon de jeu, il le confiera plus tard, n’était autre que son Ange Gardien.
Ses nuits étaient très tourmentées. Sans cesse, il était assailli par les démons de l’enfer et le petit FRANCESCO se battait contre eux, en hurlant dès que sa mère avait soufflé la bougie et qu’il se trouvait dans le noir. Les vexations diaboliques, c’est-à-dire les coups dont les démons frappaient le jeune enfant, commencèrent en fait à peu près à l’âge de quatre ans, selon le père BENEDETTO, qui fut longtemps son provincial. Le diable, dit-il, se présentait sous des aspects hideux, et souvent menaçants, horribles, épouvantables. C’était un tourment tel que le pauvre enfant ne pouvait pas dormir ; il pleurait, mais il suffisait que «MAMMA PEPPA» allume à nouveau la lumière pour que, tout aussitôt, disparaisse le Prince des Ténèbres. Le père, ZI’GRAZIO, lui, n’était au courant de rien, et les cris de l’enfant avaient le don de lui taper sur les nerfs. Il poussait des cris si assourdissants qu’il menaça un jour de le jeter par la fenêtre s’il ne se calmait pas et il n’était pas loin de penser que cet enfant venait tout droit de l’enfer ! Sa mère lui avait répondu :
«Nous l’élèverons pour expier nos péchés !»

.
Et elle ne croyait pas si bien dire. Elle ne se doutait pas le moins du monde, à cette époque-là, de l’exceptionnelle vocation de son petit garçon. Ces attaques diaboliques ne cesseront pratiquement jamais et affligeront PADRE PIO jusqu’à la mort. À cinq ans à peine, il caressait déjà l’idée de se donner tout entier à DIEU. Le père BENEDETTO DA SAN MARCO IN LAMIS, qui fut son provincial et l’un de ses directeurs spirituels, écrivait :

.
«A cinq ou six ans, au maître-autel, lui apparut le SACRÉ-CŒUR DE JÉSUS ; il lui fit signe d’approcher de l’autel et lui mit la main sur la tête, attestant d’accepter et de confirmer l’offrande faite à Lui-même et de se consacrer à son amour» Et le père BENEDETTO conclut : «Il sentit s’affermir sa décision et grandir l’ardeur de L’aimer et de se donner tout entier à Lui»
À cause de ce devoir de consécration, le petit FRANCESCO redoubla d’intensité dans sa prière d’enfant. Il acceptait les souffrances et s’imposait même, si jeune, des pénitences ! Un jour, «MAMMA PEPPA» le surprit - il n’avait à ce moment que huit ou neuf ans - derrière son lit, qui se frappait avec une chaîne de fer. Elle le supplia de s’arrêter, mais il continuait de plus belle. Elle lui demanda pourquoi il se frappait ainsi :

.
«Je dois me battre comme les juifs ont battu JÉSUS, répondit l’enfant, et lui ont fait jaillir le sang sur les épaules !»
Le 27 septembre 1899, PADRE PIO fut confirmé et fit sa première communion. Il écrira plus tard :

.
«Au souvenir de cette journée, je me sens tout entier dévoré par une flamme très vive qui brûle et ne fait pas mal»

.
Ce qui laisse entendre qu’il reçut pleinement les Dons du SAINT-ESPRIT. Grâce aux visites d’un frère capucin, FRANCESCO décida catégoriquement d’être comme lui, un religieux «avec la barbe»
Le 6 janvier 1903, FRANCESCO entre au couvent de Morcone, non loin de Pietrelcina. À l’entrée, un écriteau donnait cet avertissement : «Ou la pénitence, ou l’enfer». Le message était clair et le jeune FRANCESCO, qui avait tout juste seize ans, n’eut pas de peine à choisir et à s’engager résolument dans cette vie qui, à cette époque, était très austère et sévère. Il reçut son nom de religieux : désormais il était «FRA PIO DA PIETRELCINA». Plus que jamais, il devint un homme de prière et d’intercession. Sept années plus tard, en 19 10, il confie à son provincial sa vocation de victime :
«J’en viens à vous demander une permission, celle de m’offrir au Seigneur comme victime pour les pauvres pécheurs et les âmes du PURGATOIRE. Ce désir s’est développé de plus en plus dans mon cœur, au point qu’il est devenu, dirai-je, une forte passion. Il est vrai que cette offrande, je l’ai faite plusieurs fois au Seigneur, le conjurant de bien vouloir déverser sur moi les châtiments qui sont préparés pour les pécheurs et les âmes du PURGATOIRE, même en les multipliant, pourvu qu’il convertisse et qu’il sauve les pécheurs et qu’il admette bien vite au Paradis les âmes du PURGATOIRE. Mais maintenant je voudrais la faire, cette offrande, avec votre permission…»
C’est tout simplement héroïque.
Il suivit sa théologie à Serracapriola avec le père AGOSTINO DA SAN MARCO IN LAMIS, son premier directeur spirituel, ainsi qu’au couvent de Montefusco. Bientôt, il fut atteint par cette mystérieuse maladie, dont nous avons déjà fait mention, qui lui occasionna de très violentes douleurs. Il était à la fois dévoré par la fièvre et par l’amour de DIEU… Une transpiration abondante, une toux qui lui arrachait la poitrine, se joignait aux tourments d’ordre spirituel : il était assailli de scrupules.
«Ce martyre, écrit PADRE PIO dans une lettre du 17 octobre 1915, fut très douloureux pour ma pauvre âme, à la fois par son intensité et par sa durée. Cela débuta, si je me souviens bien, vers l’âge de dix-huit ans et dura jusqu’à vingt et un ans bien sonnés. Cependant, dans les deux premières années, ce fut presque insupportable. Lorsque mon âme souffrit cela, je me trouvais à Sant’Elia, puis à SAN MARCO, et aussi ailleurs…»
Le 19 décembre 1908, il reçut les ordres mineurs : portier, lecteur, exorciste, acolyte. Deux jours plus tard, dans la cathédrale de Bénévent, il fut ordonné sous-diacre. Mais ses mortifications et ses jeûnes eurent raison de sa santé et il dut interrompre le cours de ses études. C’est à ce moment-là qu’il commença son long «congé de maladie» au cours duquel il fut marqué, bien qu’invisiblement, des stigmates de la Passion du Seigneur. Ce fut, pour le jeune capucin, une période de vie intérieure intense, de continuelle pénitence, et l’occasion d’une très rapide progression dans les voies de la sainteté. À vingt-trois ans, très malade et pensant à une mort prochaine, il demanda la faveur de l’ordination sacerdotale. Il fut donc ordonné le 10 août 1910 dans la cathédrale de Bénévent. Le voilà prêtre pour l’éternité :

.
«Comme j’étais heureux, ce jour-là, écrit-il, mon cœur était brûlant d’amour pour Jésus… J’ai commencé à goûter le paradis !»

.
Sur l’image souvenir de son ordination sacerdotale, il avait écrit son programme de vie :
«JÉSUS, mon souffle et ma vie, aujourd’hui que, tremblant, je t’élève dans un mystère d’amour, qu’avec Toi, je sois pour le monde, voie, vérité, vie et pour Toi, Prêtre saint, victime parfaite.»
Alors commence cette longue série de messes impressionnantes qu’il célébrera jusqu’à sa mort. La dernière fois qu’il monta à l’autel, ce fut le 22 septembre 1968, il mourut quelques heures plus tard, le 23 septembre, à 2 heures 30, au cœur de la nuit…
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